Le village de Sonvilier, de par sa situation géographique, resserré entre les montagnes du Mont-Soleil et de l'Envers, n'offre que de très rares surfaces planes, d'où d'extrêmes difficultés pour trouver l'endroit idéal permettant aux premiers amateurs du ballon rond de la localité de s'ébattre. Il semble toutefois, selon les souvenirs d'un nonagénaire du village, que les premières escarmouches footballistiques des adolescents de la localité aient eu lieu au nord de la ligne de chemin de fer au lieu dit « Le Sceut ». Les jeunes footballeurs d'alors avaient-ils choisi ce lieu uniquement pour sa surface relativement plane ou tout simplement pour l'endroit qui leur permettait de pratiquer ce nouveau sport révolutionnaire à l'insu des regards inquiets des habitants du village ? |
Bien qu'une ou deux séances eurent lieu préalablement pour trouver un terrain, le premier verbal constitutif du FC Sonvilier fut rédigé un jour de septembre 1915, le 18 pour être plus précis, date de la fondation du club. On lit ce qui suit dans le verbal de M. René Maire, président provisoire lors de la séance de fondation : Le Club étant fondé officiellement, il s'agit de faire des propositions pour la nomination des membres du comité. A l'issue de brèves discussions, les dirigeants suivants sont élus : M. René Maire (président), M. René Huber (caissier), M. Charles Jacot (secrétaire), M. Ernest Vaucher (vice-président), M. Henri Rubin (chef du matériel) et
M. Gaston Sunier (capitaine)
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De 1917 à 1919, le FC Sonvilier disputait ses rencontres sur la montagne de Mont-Soleil, à l'Assesseur, plus précisément. Ce haut lieu nécessitait des préparatifs particuliers : déplacements à pied, apport du matériel à bras d'hommes et marquage du terrain. Grâce à la compréhension des autorités municipales, le FC Sonvilier put disposer, dès 1919, du terrain de football du Neuf-Moulin. Ce terrain (dit des pauvres) était la propriété de la municipalité, qui le louait au Club local pour la rondelette somme (pour l'époque) de Fr. 100.- annuellement. Le Neuf-Moulin fut le théâtre de bien des passions pendant plus de 50 ans et de bien beaux souvenirs y fleurirent. |
La deuxième place du championnat de 3 ème ligue, remportée par le FC Sonvilier lors de la saison 1966-1967, avait été le signe annonciateur d'une réelle progression. Cependant, le FC Sonvilier abordait la saison 1967-1968 par une défaite sans appel de 7 à 1. Défaite, il est vrai, concédée face au super-favori du groupe, le FC Hauterive qui, deux ans auparavant, évoluait encore en 1 ère ligue. Circonstances atténuantes tout de même, puisque l'équipe était privée de nombreux titulaires retenus sous les drapeaux, dont l'excellent gardien Eric Kaeslin. Quatorze victoires consécutives…. Ce revers eu le don de galvaniser les « Potets », qui alignèrent une magnifique série de 14 victoires consécutives, prenant du même coup la tête du groupe, avec une avance élogieuse de 8 points sur leurs adversaires directs. Le championnat prenant fin avec un avantage de 5 points. |
Fait à signaler à l'époque, la 3 ème ligue était divisée en deux groupes de onze équipes chacun, répartis géographiquement et très souvent dénommés « groupe du Haut » et « groupe du Bas ». La première équipe du FC Hauterive faisait un peu tache d'huile et avait été placée dans le groupe du Haut, vu que sa seconde garniture évoluait également en 3 ème ligue, dans le groupe du Bas. Les vainqueurs de chaque groupe de 3 ème ligue étaient confrontés en finale, en deux rencontres « aller et retour », pour désigner le champion cantonal de la catégorie. Seul le champion cantonal était promu en 2 ème ligue. La promotion était à ce prix. Cortaillod avait également plané sur le groupe du Bas et partait légèrement favori à la conquête du titre cantonal. Sans faire de bruit inutile, sous la houlette de leur mentor, M. Bruno Pini, les « Potets » se préparaient en toute sérénité à affronter les « Carcouailles »(habitants de Cortaillod). Sonvilier ne laissa pas échapper sa chance et obtenait, lors de la première rencontre, le partage des points dans le fief de Cortaillod. Bien organisés et solidaires en diable, les valeureux « Potets »remportaient, en terre Erguëlienne, la plus belle victoire de leur carrière et obtenaient à la régulière ce titre tant convoité de Champion cantonal neuchâtelois de 3 ème ligue. |
Le FC Sonvilier eut quelque peine à se familiariser et à s'adapter au rythme plus élevé de la 2 ème ligue. Son début de championnat fut mi-figue, mi-raisin. Mais au fil des rencontres, grâce à une volonté tenace, l'expérience et la confiance s'installaient dans ses rangs et avec la venue, au deuxième tour, du talentueux et sympathique Urs Aeschbacher (dit Totoche), les « Rouge et Noir » remontaient le courant et terminaient à l'avant-dernière place du classement. En temps normal, ce classement aurait permis de sauvegarder sa place en 2 ème ligue, mais des circonstances extérieures en décidèrent autrement…
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